En vers d’un trop humain
Accord écrit 006
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
La mort du Loup, Alfred De
Vigny (1843)
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Les Mathes (17) le 06 mars 2013, Algo Jossoani |
Pré en cieux de l’ivraie qu’ode en bouche
Sème en vent du vivant à ressentir
Par corps de l’orgue âme
Aux flux et reflux vaguant de leur mélodie
Qui es-tu pour prétendre
Que je suis prétentieux ?
Qui es-tu pour t’arroger
Un pouvoir de me juger ?
Par l’âme air cultivé s’extatique mon cœur
A rythme dansant de clamer
Ce fluvial serpentement de l’incessant
Composant à l’onde étayée ses particules
N’est-il pas une prétention
De croire pouvoir vivre sans ?
N’est-il pas là mensonge
D’exister sans avoir à juger ?
Qu’en portée de l’indicible nous menant
Je m’impudence à jouer l’instrumental
Par la rime des vibrations
Où passion se mire l’être en dépendance
A bas toute cette violence !
En admettant que j’y participe
A bas toute cette souffrance
En acceptant son inhérence
Allant diapason par la tendre conjugaison
Du verbe où l’amour s’articule
A l’encens de ce seul océan universel
Qui essaime sublime son chant envoûtant
Humain d’un trop humain
Se silence l'aveu d'un fini
Sous l’élégance de l’âme or
Clamant en vers sa poésie…
Le 01er octobre 2020,
Algo Jossoani

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