jeudi 1 octobre 2020

En vers d'un trop humain

En vers d’un trop humain

Accord écrit 006

 Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri. 

La mort du Loup, Alfred De Vigny (1843)

Les Mathes (17) le 06 mars 2013, Algo Jossoani


Pré en cieux de l’ivraie qu’ode en bouche

Sème en vent du vivant à ressentir

Par corps de l’orgue âme

Aux flux et reflux vaguant de leur mélodie

 

Qui es-tu pour prétendre

Que je suis prétentieux ?

Qui es-tu pour t’arroger

Un pouvoir de me juger ?

 

Par l’âme air cultivé s’extatique mon cœur

A rythme dansant de clamer

Ce fluvial serpentement de l’incessant

Composant à l’onde étayée ses particules

 

N’est-il pas une prétention

De croire pouvoir vivre sans ?

 

N’est-il pas là mensonge

D’exister sans avoir à juger ?

 

Qu’en portée de l’indicible nous menant

Je m’impudence à jouer l’instrumental

Par la rime des vibrations

Où passion se mire l’être en dépendance

 

A bas toute cette violence !

En admettant que j’y participe

A bas toute cette souffrance

En acceptant son inhérence

 

Allant diapason par la tendre conjugaison

Du verbe où l’amour s’articule

A l’encens de ce seul océan universel

Qui essaime sublime son chant envoûtant

 

Humain d’un trop humain

Se silence l'aveu d'un fini

Sous l’élégance de l’âme or

Clamant en vers sa poésie…

 

 

Le 01er octobre 2020,

 

Algo Jossoani




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